Septembre 2026 : discerner, poser ses limites et prendre position

CHEMA ACTUS

Du 7 septembre au 8 octobre 2026, nous entrons dans le mois du Coq de Feu. Une nouvelle qualité énergétique vient se superposer à celle de l’année du Cheval de Feu, particulièrement chargée en Feu. Après plusieurs mois d’accélération et de mise en lumière, septembre introduit une autre dynamique : celle du discernement, de la limite et de la prise de position.

Depuis le début de l’année, le Feu nous accompagne avec tout ce qu’il peut avoir de dynamique. Il éclaire, révèle, rend visible, favorise le mouvement et la diffusion. Il peut réchauffer et rassembler, donner l’élan nécessaire pour avancer ou montrer ce qui était jusque-là resté dans l’ombre. Mais lorsqu’il devient trop intense, il peut aussi brûler, nourrir l’impatience, les frustrations et les colères.

C’est l’un des points sur lesquels j’avais attiré l’attention en présentant l’année 2026 : dans une année aussi dynamique, le risque n’était pas de manquer d’énergie, mais de nous disperser ou de nous épuiser. Il fallait consolider nos bases, sécuriser nos espaces, choisir nos combats et savoir dire non.

À mesure que nous avançons dans l’année, l’énergie de septembre introduit un autre mouvement. Le Feu est toujours présent, mais le Métal prend davantage de place. Après plusieurs mois où il était question d’avancer, de développer et de rendre les choses visibles, vient le temps de regarder plus précisément ce que cette lumière a révélé.

Le temps de distinguer

Dans la pensée chinoise, le Métal correspond à un mouvement de condensation. Il permet de discerner, de trancher, de mettre de l’ordre et de créer de la limite.

Quels projets, quelles relations ou quels engagements ont toujours du sens ? Qu’est-ce qui mérite d’être poursuivi ? Qu’est-ce qui demande simplement à être ajusté ? Et qu’entretenons-nous encore par habitude alors que nous savons déjà que quelque chose devrait changer ?

Le discernement ne consiste pas à tout remettre en question. Il nous demande d’être plus fins dans notre lecture de la réalité. Une décision prise il y a six mois peut avoir été juste et mériter aujourd’hui d’être revue. Une organisation qui fonctionnait peut ne plus être adaptée. Une relation peut avoir besoin d’un nouveau cadre.

Cette rentrée peut donc être l’occasion de ne pas immédiatement remplir les espaces qui se libèrent. Avant d’ajouter de nouveaux projets, de nouvelles obligations ou de nouveaux engagements, regardons ce qui pourrait être simplifié, réorganisé ou abandonné. Faire de la place est déjà une manière de choisir.

Poser la juste limite

La particularité de septembre tient au fait que le Métal rencontre encore beaucoup de Feu. La limite est nécessaire, mais elle ne devrait pas devenir rigide.

Il y a une différence entre savoir dire non et se fermer, entre tenir sa position et vouloir avoir raison, entre protéger son espace et construire des murs. Le Feu vient assouplir cette capacité du Métal à trancher. Il nous invite à rechercher la justesse plutôt que le rapport de force.

Il faudra peut-être aussi accepter que les autres n’avancent pas au même rythme que nous. La détermination est une force, mais elle peut devenir contre-productive lorsqu’elle se transforme en impatience. Cela vaut dans nos relations comme dans l’entreprise : donner une direction ne signifie pas pousser en permanence. Il faut parfois laisser à l’autre le temps de comprendre, de s’approprier un changement et de nous rejoindre.

Nos frustrations peuvent d’ailleurs devenir de bons indicateurs. Lorsqu’une situation nous agace de manière récurrente, il peut être intéressant de regarder ce qui se joue derrière : une limite a-t-elle été franchie ? Avons-nous accepté trop longtemps quelque chose qui ne nous convient plus ? Attendons-nous de l’autre quelque chose que nous n’avons jamais clairement exprimé ?

Le mois est propice pour poser ce qui doit l’être, mais sans nécessairement durcir nos positions.

Ce que le Feu a rendu visible

Lorsque je présentais l’année 2026, j’évoquais une énergie de visibilité, d’accélération et de mouvement, mais aussi un risque de surchauffe. Quelques mois plus tard, ces mots prennent une résonance particulière.

L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France et dans de nombreux autres pays. Le dérèglement climatique n’est plus une perspective lointaine que nous pouvons tenir à distance. Il devient une réalité que nous expérimentons. Bien évidemment, la lecture énergétique chinoise n’explique pas le climat et n’a pas vocation à le faire. Mais nous ne pouvons plus ignorer l’ampleur des transformations climatiques en cours, ni considérer leurs conséquences comme un sujet qui appartiendrait uniquement à demain.

Il en va de même de l’intelligence artificielle. Dans la lecture des cinq éléments que j’utilise, l’image, la lumière, le visible et certaines technologies sont associés au Feu. L’intelligence artificielle s’inscrit dans cet univers d’accélération et de transformation. Elle modifie déjà nos manières de travailler, de chercher, d’écrire ou de créer. La question n’est plus seulement de savoir jusqu’où elle ira, mais quelle place nous voulons lui donner et quelles limites nous souhaitons poser.

Enfin, j’avais beaucoup insisté en début d’année sur la nécessité de consolider nos bases et de nous mettre davantage en sécurité. La situation du logement et de l’immobilier en France vient, elle aussi, questionner ce que nous pouvions considérer comme acquis. Se loger, acheter, construire, investir ou simplement se projeter ne répond plus aux mêmes évidences.

Le climat, l’intelligence artificielle et le logement sont des sujets très différents. Ils nous confrontent pourtant à une même nécessité : regarder une réalité devenue plus visible et nous demander quelle position nous souhaitons prendre.

C’est ici que le Métal prend tout son intérêt. Il ne sert pas uniquement à dire non. Il permet de distinguer ce que nous voulons préserver, ce qui doit évoluer et ce que nous ne souhaitons plus soutenir.

Encore faut-il savoir depuis quel endroit nous choisissons

Il existe une autre dimension de l’énergie de septembre qui me semble essentielle. Le Feu est aussi en résonance avec la spiritualité, tandis que le Métal nous relie au Ciel.

Après avoir parlé de discernement, de limites et de décisions, une autre question apparaît donc : depuis quel endroit faisons-nous nos choix ?

Nous savons décider avec notre tête, en fonction de ce qui paraît raisonnable, de nos contraintes ou de ce que l’on attend de nous. Mais il existe aussi cette petite voix intérieure, beaucoup plus discrète, qui nous indique parfois une direction avant même que nous soyons capables de l’expliquer. Nous pouvons l’appeler intuition, conscience ou âme. Le mot importe moins que notre capacité à l’entendre.

J’aime l’idée qu’elle constitue une sorte de centre de gravité intérieur. Un point suffisamment stable auquel revenir lorsque tout s’accélère autour de nous, lorsque les informations se multiplient ou lorsque plusieurs directions semblent possibles. Non pas pour nous couper de la réalité, mais au contraire pour y prendre notre juste place.

Encore faut-il savoir reconnaître cette voix et la distinguer de nos peurs, de nos habitudes ou du bruit extérieur. Encore faut-il, finalement, savoir où est son âme.

Peut-être avons-nous besoin, ce mois-ci, de recréer un peu de silence. Pas nécessairement pour trouver immédiatement une réponse, mais pour entendre ce qui devient inaudible lorsque nous sommes constamment dans l’action.

Face à une décision, une question très simple peut alors suffire : qu’est-ce qui, au fond de moi, m’indique la bonne direction ?

Le discernement prend ici une autre dimension. Il ne s’agit plus uniquement de distinguer ce qui fonctionne de ce qui ne fonctionne pas, mais de retrouver ce point intérieur à partir duquel nous pouvons faire des choix sans nous perdre.

Prendre position

Il serait dommage de ne retenir du Feu que ce qui brûle. Le Feu est aussi ce qui réchauffe, rassemble, anime et donne envie. Et cette énergie reste présente en septembre.

Le discernement ne consiste donc pas seulement à supprimer, refuser ou poser des limites. Il nous aide aussi à reconnaître ce que nous voulons continuer à soutenir.

Qu’est-ce qui nous réchauffe encore ? Quel projet mérite notre énergie ? Avec quelles personnes avons-nous envie de construire ? Et, à l’inverse, qu’est-ce qui ne mérite plus autant de place dans notre vie ?

Trois questions peuvent nous accompagner au cours de ce mois : qu’est-ce que je souhaite continuer à nourrir ? Qu’est-ce qui demande à être ajusté ? Qu’est-ce que je ne souhaite plus accepter ?

Les réponses n’appellent pas nécessairement de grands bouleversements. Prendre position peut consister à refuser une sollicitation, modifier une organisation, avoir une conversation que l’on repousse, arrêter un projet devenu trop coûteux en énergie ou décider, au contraire, d’en soutenir pleinement un autre.

Depuis le début de l’année, le Feu a beaucoup éclairé. Septembre nous invite maintenant à regarder avec davantage de précision ce qui est apparu dans cette lumière.

Discerner ce qui compte. Poser une limite lorsque cela devient nécessaire. Retrouver notre centre de gravité. Puis prendre position et agir en accord avec ce que nous avons choisi.

Besoin d’y voir plus clair ?

Certaines périodes nous invitent à faire des choix, à revoir une direction ou simplement à prendre du recul. Si vous traversez l’un de ces moments, je peux vous accompagner à regarder votre situation autrement et à identifier ce qui mérite aujourd’hui votre attention.

Pour continuer votre lecture...